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Le jeune Mozart de dix-neuf ans n’est certes pas vierge dans l’art de la composition lyrique (Lucio Silla et La Finta Giardiniera, entre autres, ont été créés) quand il reçoit la commande du Re pastore. Ce pasteur-là est le roi légitime Aminta qui, chassé de ses terres par l’usurpateur Straton, a été rétabli dans ses droits par Alexandre le Grand, libérateur de la ville. Cependant, selon la philosophie des Lumières, devoir d’État et sentiments agitent l’esprit du roi, n’acceptant le pouvoir qu’en la compagnie de sa bien-aimée Elisa. Respectueux des codes stricts du dramma per musica baroque et classique, Mozart écrit une musique primesautière et volontiers galante conforme à la fraîcheur des œuvres instrumentales de cette époque. La sobriété poétique et subtile de la mise en scène de Vincent Boussard, ainsi que les costumes de Christian Lacroix avaient fait de cet opéra de jeunesse une réjouissante découverte de la saison 2002-2003.
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