


La Monnaie ¦ Concerts ¦ Ludovic Morlot ¦ IntroLudovic MorlotRequiemPour son concert de requiem annuel, la Monnaie propose un dialogue entre deux oeuvres étonnantes sous la baguette de Ludovic Morlot. Alfred Bruneau, connu comme critique musical, est tombé injustement dans l’oubli en tant que compositeur. L’une de ses oeuvres les plus ambitieuses est le Requiem pour soli, choeur et orchestre, où il joue sur la disposition dans l’espace pour amplifier l’effet dramatique. Le Concerto pour violon de Berg constitue un « requiem » beaucoup plus intime. À l’origine, il s’agit d’une commande, mais après la mort tragique de Manon Gropius à 18 ans, Berg lui dédie la partition « à la mémoire d’un ange ». Ce concerto est aussi la dernière création menée à son terme par le compositeur!– son oeuvre ultime, Lulu, restera inachevée. Le choral de Bach « Es ist genug », cité dans le concerto de Berg, sert de trait d’union entre l’oeuvre liturgique et le concerto profane. « Maintenant, bonne nuit, ô monde ! »
© Martina Weinmar / akg-images © Sussie Ahlburg
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