

La Monnaie ¦ Opéra ¦ Parsifal ¦ À propos de l'œuvreParsifalBühnenweihfestspiel in drei Aufzügen SYNOPSIS Dans la forêt ombragée, Gurnemanz éveille écuyers et chevaliers. Il les appelle à la prière matinale après laquelle Amfortas recevra des soins pour sa blessure incurable. La sauvageonne Kundry apporte à Amfortas un remède d’Arabie qui ne le soulagera qu’un bref instant. À la demande des écuyers et des chevaliers, Gurnemanz raconte l’histoire du royaume de Monsalvat, qui fut fondé par Titurel, le père d’Amfortas, pour protéger les deux trésors de la communauté : le Graal et la Lance. Expulsé de cette communauté de chastes chevaliers, Klingsor bâtit alors son propre royaume enchanté, destiné à attirer les chevaliers du Graal et à les pousser à leur perte. Lorsqu’Amfortas se vit confier le domaine par son père, il décida de vaincre Klingsor. Mais une mystérieuse femme le pervertit, et Klingsor en profita pour dérober la Lance à Amfortas et le blesser. Une prophétie annonça alors que seul un « pur innocent » muni de l’arme à l’origine de la plaie pourrait le sauver. Deuxième acte Klingsor attend impatiemment l’arrivée du jeune homme. À la demande du magicien qui exerce sur elle son emprise, Kundry se réveille et se voit confier la mission de vaincre par la séduction l’innocent qui se présentera prochainement dans le royaume maléfique. Accueilli par de belles jeunes filles, Parsifal découvre le jardin enchanté de Klingsor. Kundry apparaît en appelant pour la première fois le pur innocent par son nom. Une fois les filles-fleurs éloignées, Kundry lui révèle alors ses origines et tente de l’attendrir et de le séduire. Parsifal la repousse. Le long baiser qu’elle lui a donné confère à Parsifal la clairvoyance et lui fait prendre conscience de sa mission : retourner à Monsalvat pour guérir la plaie d’Amfortas. Klingsor tente de le tuer avec la Lance, mais le jeune homme se dérobe et s’en empare. Troisième acte Kundry, qui ne s’était plus rendue à Monsalvat depuis longtemps, est réveillée par Gurnemanz. Métamorphosée, elle veut maintenant se vouer au service de la communauté du Graal. Parsifal arrive, muet. Après quelques instants, Gurnemanz reconnaît celui qui jadis tua le cygne et comprend qu’il est revenu apporter le salut à Amfortas. Kundry lave les pieds de Parsifal avec humilité, Gurnemanz le bénit, et Parsifal baptise alors Kundry. Au son des cloches et avec l’aide de Kundry, Gurnemanz conduit Parsifal aux funérailles de Titurel, à l’occasion desquelles Amfortas doit dévoiler une dernière fois le Graal. À bout de forces, le malade n’aspire qu’à mettre fin à ses souffrances et mourir. Au moment où il expose sa blessure, Parsifal apparaît et le guérit. Parsifal annonce que dorénavant, c’est lui-même qui officiera et dévoilera le Graal. RICHARD WAGNER & PARSIFAL C’est en 1857 que Wagner conçut le projet de Parsifal. Il avait pris connaissance de ce sujet dix ans auparavant, lorsque, à Dresde, il se constitua une bibliothèque qui faisait une large place à la littérature du Moyen Âge et qui fut à l’origine des oeuvres qu’il devait composer par la suite. Trop occupé à composer Siegfried et Tristan à la fin des années 1850, ce n’est qu’en 1865 qu’il rédige une première esquisse en prose de Parsifal. Il décide alors de terminer Siegfried, de faire jouer Die Meistersinger et de composer Götterdämmerung avant de se consacrer à Parsifal, son Bühnenweihfestspiel, dès 1877. Parsifal sera créé à Bayreuth en juillet 1882, pour la deuxième édition du festival. |
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