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La Monnaie - La Finta Giardiniera
La Monnaie ¦ Opéra ¦ La Finta Giardiniera ¦ À propos de l'œuvre

La Finta Giardiniera

Dramma giocoso in tre atti, KV. 196
Libretto di Giuseppe Petrosellini
Création Salvatortheater, München, 13/1/1775

 

SYNOPSIS
Le Comte Belfiore est rongé de remords car il pense que sa bien-aimée Violante est morte des suites de la blessure qu’il lui a infligée lors d’une vive dispute. Un an après, nous retrouvons Violante, qui a survécu à l’incident, sur les terres du podestat de Lagonero : pour se rétablir physiquement et émotionnellement, elle y travaille comme jardinière sous le nom de Sandrina. C’est précisément sur ces terres que le Comte Belfiore vient chercher sa nouvelle fiancée, Arminda, nièce du podestat ; mais celle-ci y revoit aussi par hasard son ancien amant, Ramiro. Reproches, remords, jalousie… Toutes les tensions aboutissent à un climax où Belfiore et Violante finissent par perdre la raison – mais bien sûr l’Amour réunit tout le monde, et cette fois dans la bonne configuration.

 

WOLFGANG AMADEUS MOZART
L e 16 décembre 1771, le lendemain du jour où les Mozart étaient revenus de leur long voyage en Italie, le Prince-évêque Schrattenbach mourait à Salzbourg. Mozart trouva un nouveau mécène en la personne du Prince-évêque Colloredo, mais l’atmosphère à Salzbourg allait radicalement changer. Le rôle de la musique dans la vie de cour et les offices religieux s’amenuisa drastiquement, et la liberté de mouvement des Mozart fut limitée : après leur troisième voyage en Italie, en 1772-1773 (au cours duquel Lucio Silla fut créé à Milan), ils comprirent que – hormis quelques courts voyages – il valait mieux désormais qu’ils restent à Salzbourg. La période de Wolfgang en tant qu’enfant prodige était révolue ; il lui fallait désormais trouver un nouvel élan en tant qu’adolescent. Il composa énormément pendant les premières années du règne de Colloredo : beaucoup de musique religieuse, mais aussi une douzaine de symphonies et d’autres oeuvres orchestrales, comme par exemple son premier véritable concerto pour piano. Pour l’opéra cependant, il n’y avait que peu ou pas de place à Salzbourg. Il se jeta sur la commande munichoise de 1774 portant sur un nouvel opéra pour la saison de carnaval. Le livret venait de Rome, où les représentations de La Finta Giardiniera, avec une musique de Pasquale Anfossi, connaissaient un tel succès qu’on voulait reprendre l’opéra en Allemagne. Ce thème, qui associait des éléments du genre comique et sérieux, convenait parfaitement à Mozart parce qu’il lui permettait de présenter l’homme dans tous ses aspects profondément humains. Sa musique fut unanimement louée, et la création, le 13 janvier 1775, fut un franc succès, mais seules trois représentations furent encore programmées. Revenu à Salzbourg, il lui fallut à nouveau réprimer sa créativité lyrico-théâtrale tant qu’il était salarié chez Colloredo. En dépit de modestes essais, notamment avec la serenata Il re pastore, la musique de scène pour Thamos, König von Ägypten et le Singspiel inachevé Zaide, la véritable libération de ce carcan ne se réalisa qu’en 1780–1781 lorsque, grâce à sa commande pour Idomeneo, il put définitivement tourner le dos à Salzbourg et s’installer à Vienne comme musicien indépendant, où il composa ses plus grands chefs-d’oeuvre du genre.